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L'Eglise et le mariage

Questions courantes :

De nos jours, les personnes homosexuelles sont souvent engagées dans des relations amoureuses stables et peuvent élever des enfants qu’elles ont adoptés ou eus par mère porteuse. Pourquoi n’auraient-elles pas le droit de se marier ?

L’homoparentalité existe déjà, de fait : des centaines de milliers d’enfants sont élevés par des couples homosexuelles. Il faut bien créer un cadre légal pour protéger ces enfants !

 

Le mariage est la reconnaissance de l’amour. Etes-vous en train de dire que les homosexuels ne sont pas capables de s’aimer ou d’aimer leurs enfants autant que les hétérosexuels ?


 Aujourd’hui l’Eglise s’oppose au mariage entre personnes de même sexe. N’est-ce pas un acte intolérance pure et simple, comparable au racisme ?

Les croyants peuvent se marier à l’Eglise s’ils le veulent, mais de quel droit l’Eglise impose-t-elle sa vision du mariage au non –croyants ?

 

Opinions communes sur le sujet :

Le mariage homosexuel n’est que le dernier chapitre de l’histoire de l’émancipation des homosexuels. Autoriser les homosexuels à se marier n’est qu’une question d’égalité, et ceux qui s’opposent à ce droit sont favorables à une forme de discrimination.

L’Eglise n’aime pas les homosexuels et s’oppose donc naturellement au mariage homosexuel, mais de quel droit les chrétiens nous dictent-ils leur loi ?

Aujourd’hui les homosexuels ont des relations stables et sérieuses, et nombre d’entre eux élèvent des enfants. Pourquoi ne pourrait-on pas leur donner la chance de bénéficier de la légitimité et l’approbation sociale qu’offre le mariage ? Pourquoi devraient-ils être des citoyens de seconde zone ?

 

Changement de cadrage :

La discrimination à l’encontre des personnes homosexuelles est injuste, mais ce n’est pas en retirant du mariage la dimension de différence sexuelle dans le couple que cette injustice sera réparée. Ce dont il est question ici, c’est de la signification du mariage, et de savoir si l’Etat doit soutenir cette signification.

Si l’Etat redéfini le mariage pour en faire non plus l’union d’un homme et d’une femme, mais un simple partenariat  (union de deux partenaires), alors il ne promeut plus le mariage et , en pratique, il va même à son encontre. Le sens et le rôle public du mariage disparaissent : le mariage n’est plus alors qu’une simple relation entre adultes consentants.

Quant au fait d’être parent, cela n’est plus que le phénomène légal qui s’applique à ceux qui prennent la responsabilité d’accueillir un enfant, indépendamment du mariage. La fonction sociale jouée par le mariage dans la société (c'est-à-dire faire grandir mes enfants auprès de leur père et de leur mère) disparaît.

L’Eglise ne cherche pas à imposer une vision théologique du mariage ; elle respecte le mariage civil. Mais elle ne peut se taire lorsque les intérêts de l’enfant et le bien commun de la société sont mis à mal sous prétexte de réparer un pseudo discrimination qui n’en est pas une.

 

Les messages clés :

1) Les revendications en faveur du mariage homosexuel n’ont pas pour but d’étendre le mariage aux personnes homosexuelles, mais de redéfinir le mariage de telle sorte qu’il finit par n’être plus lié à l’engendrement et à l’éducation des enfants par leurs parents biologiques. En faisant du mariage un simple partenariat, la loi lui retire une grande partie de son sens et autorisera de plus en plus que les enfants ne soient plus élevées dans les cadres qui leur conviennent le mieux.

2) Le slogan « mariage pour tous » sous-entend une égalité d’accès à la même institution ; en fait, il altère cette institution, puisqu’il met le mariage sur un pied d’égalité avec les relations non-maritales.

L’Eglise pense que l’Etat devrait continuer à promouvoir le mariage homme-femme, non parce qu’elle n’aime pas les homosexuels ou qu’elle rejette certains groupes de la société, mais parce qu’elle croit que la différence sexuelle est essentielle dans le mariage, et que l’Etat devrait encourager et protéger cette institution en tant qu’union homme-femme pour le bien des enfants et de la société.

3) Le mariage homosexuel inscrit dans la loi l’idée que la différence sexuelle est accessoire dans le mariage et dans l’éducation des enfants, de telle sorte que ceux qui pensent autrement s’exposent à être accusés d’entretenir des préjugés et des attitudes discriminatoires.


RESURREXIT PORTAIL FOI CATHOLIQUE JEROME MUTIN