Catholic Voices : les sujets d'actualité

L'Eglise et la vie à naître

Questions courantes :

Pourquoi l’Eglise pense-t-elle que l’avortement n’est pas une bonne chose ?

La femme n’a-t-elle pas le droit de disposer de son propre corps ?

Comment se fait-il que l’Eglise préfère faire passer son dogme avant les progrès médicaux que pourraient apporter les recherches sur l’embryon ?

Pourquoi l’Eglise, en s’opposant  à la fécondation in vitro et à la gestation pour autrui, réduit-elle à néant tous les espoirs des couples stériles qui souhaitent avoir un enfant ?

 

Quand une femme se retrouve dans une situation difficile, vers qui peut-elle se tourner pour obtenir de l’aide ?


Opinions communes sur le sujet :

La légalisation de l’avortement inscrit dans la loi que toute femme a le droit de choisir. Ni l’Eglise ni l’Etat n’ont un quelconque droit d’obliger une femme à mener sa grossesse à terme.

L’avortement n’est pas un meurtre : le fœtus n’est qu’un amas de cellules. C’est pour cela que la plupart des gens estiment que l’avortement doit être légal et pratiqué dans de bonnes conditions. Si l’Eglise était autorisée à imposer aux femmes sa vision religieuse de la vie, les femmes se verraient obligées d’aller à nouveau voir les « tricoteuses ».

De la même façon, la recherche sur les embryons, qui ne sont qu’un amas de cellules non viables,  offre beaucoup d’espoir et permettra de trouver le traitement à de tragiques maladies. Si l’Eglise était vraiment pro-vie, elle ne s’opposerait pas à la sélection d’embryons qui pourraient donner des cellules souches capables de guérir un frère ou une sœur. Elle ne s’opposerait pas non plus à l’assistance médicale à la procréation, qui donne tant d’espoir aux couples.

 

Mise en perspective :

L’avortement n’est pas une question de religion, mais une question de droits de l’homme, à commencer par le droit le plus important de tous : celui de vivre. L’Eglise s’exprime au nom des victimes silencieuses, tous comme elle le fait au nom de ceux dont la dignité n’est pas reconnue dans cette « culture du déchet ». Les pro-vie sont les équivalents contemporains des anti-esclavagistes du début du XIXe siècle et cherchent à sensibiliser la société aux situations difficiles que traversent ceux- que personne n’écoute. Certains signaux montrent qu’une prise de conscience a lieu, surtout chez les 18-29 ans.

L’avortement crée une société eugéniste, où ceux que l’on ne juge pas digne de vivre sont détruits dans le plus grand silence et en toute légalité. Les conséquences destructrices de ces actes vont loin. Les embryons sont des êtres humains au premier stade de leur vie : ils sont vulnérables et ont besoin que la loi les protège ; pourtant, ils sont utilisés et jetés par des laboratoires et des centres de procréation médicalement assistée. L’Eglise s’oppose à la dégradation de la vie humaine, ainsi qu’au fait de considérer les êtres humains comme des objets, et elle promeut une écologie humaine qui respecte l’intégralité de la création.

S’opposer à l’avortement, c’est dire un grand « oui » à la vie et à la justice, et offrir un vrai choix aux femmes qui vivent des grossesses non désirées ou imprévues, en aidant à créer une société où toute vie est accueillie et a de la valeur.

 

Les messages clés :

1) Les embryons sont des êtres humains au premier stade de leur vie : ils sont vulnérables et ont besoin que la loi les protège. On ne juge pas de la valeur d’un être humain à son apparence, à son degré de dépendance ou à sa taille. Ce n’est pas parce qu’un embryon est minuscule que cela ne fait pas de lui un être humain, qui mérite soin et attention. Dès sa conception l’œuf fécondé a un patrimoine génétique unique au monde, qui n’a jamais existé avant dans l’histoire de l’humanité et qui n’existera plus jamais après. D’où l’unicité et l’infinie dignité que l’Eglise reconnaît à ce début de vie même composé d’une seule cellule, sinon à quel moment passe-t-on d’un amas de cellules au statut d’humain ? Il y a autant de réponse que de scientifiques et de médecins.

2) La société prend de plus en plus conscience de la beauté et de la merveille de la vie à naître. L’Eglise catholique parle au nom des embryons sans défense et qui ne peuvent pas s’exprimer, tout comme elle parle au nom de toutes les autres victimes silencieuses.

3) L’Eglise s’attache à éveiller les consciences à la fragilité et à la valeur de la vie à naître, et veut offrir un vrai choix aux femmes qui vivent des grossesses imprévues et non désirées. Il n’est pas question d’opposer aux droits des femmes d’autres droits, mais d’essayer de trouver la meilleure solution pour tous ceux qui sont concernés par l’avortement : pour la femme, pour son enfant et pour la société en général.

 


RESURREXIT PORTAIL FOI CATHOLIQUE JEROME MUTIN