Lectorat et acolytat

Six mois avant l'ordination, le diacre est institué au lectorat et à l'acolytat dans sa paroisse. Il est alors symboliquement revêtu d'une aube blanche pour signifier sa fonction de service.

Le lectorat, ouvre à la proclamation de la Parole de Dieu dans l'assemblée liturgique.

L'acolytat ouvre au service de l'autel lors des liturgies, et notamment à la distribution de l'Eucharistie.

 


Historique

Le lectorat et l'acolytat faisaient autrefois partie des ordres mineurs : portier, exorciste, lecteur, acolyte et sous-diacre.

Par le motu proprio "Ministeria quaedam" du 15 août 1972, le pape Paul VI en a conservé plus que deux sur les cinq, en les séparant du sacrement de l'ordre.

Le lectorat et l'acolytat sont désormais des ministères pour les laïcs. Cependant en France, ils sont plutôt conférés à des hommes se préparant au sacrement de l'ordre : diaconat en vue du presbytérat ou diaconat permanent.

 

Signification

Le ministre institué reçoit de manière reconnue et durable, la charge d'un service que les autres laics peuvent rendre occasionnellement.

Aussi, l'institué doit être le signe de l'importance de ce service au cœur de l'Eglise.

 

Lectorat

Le lectorat correspond au service de la Parole de Dieu.

 

Celui-ci peut se faire sous de multiples formes:

  • depuis le simple dialogue jusqu'à la recherche en commun des exigences de l'Evangile,
  • depuis la catéchèse jusqu'à l'initiation aux sacrements,
  • depuis l'annonce de Jésus-Christ à ceux qui ne le connaissant pas, jusqu'à la proclamation de la Parole dans l'assemblée liturgique.

Bien souvent, le lectorat correspond à la lecture de la Parole de Dieu dans l'assemblé liturgique, et à la transmettre. Mais pas seulement, les autres points doivent toujours être présents.

De même, pour pouvoir être le témoin fidèle de la Parole de Dieu autour de lui, le ministre lecteur doit avant tout lire la Parole de Dieu.

Il doit s'en nourrir toujours plus, jour après jour, en la lisant assidument, car "seul celui qui se met  avant tout à l'écoute de la Parole de Dieu peut l'annoncer, parce que l'in doit enseigner non sa propre sagesse, mais la Sagesse de Dieu".

 

Au cours de la célébration d'admission, ce ministère est manifesté lorsque le vicaire épiscopal au nom de l'évêque remet entre les mains du lecteur le livre de la Sainte Ecriture en disant :

"Recevez le livre de la Sainte Ecriture et transmettez fidèlement le Parole de Dieu : qu'elle s'enracine et fructifie dans le cœur des hommes."

 

L'acolytat

L'acolytat, c'est le service de la prière communautaire et de l'Eucharistie.

Avant de passer de ce monde à son Père, le Seigneur Jésus a confié le sacrement de son corps et de son sang à l'Eglise, comme source de sa construction et de son développement, et cœur de sa vie.

 

C'est aussi le corps du Christ que l'acolytat est appelé à servir en veillant à ce que les fidèles soient formés à la prière personnelle et communautaire.

Mais, l'acolyte ne sera vraiment serviteur du Corps du Christ que s'il en vit lui-même.

Que grandissant jour après jour, dans la foi et la charité, l'acolyte sache animer la prière de l'assemblée, y compris en distribuant l'Eucharistie, pour l'édification de l'Eglise, avec une attention toute particulière envers les pauvres et les malades.

 

En effet, le premier sens du mot "acolyte" est "accompagnateur, compagnon". L'acolyte accompagne donc le célébrant. Il lui revient notamment de s'occuper du service de l'autel, d'aider le prêtre dans les fonctions liturgiques et principalement dans la célébration de la messe.

 

Au cours de la célébration d'admission, ce ministère est manifesté lorsque le vicaire épiscopal au nom de l'évêque remet entre les mains de l'acolyte une patène et un calice en disant : "Recevez ce pain et cette coupe de vin pour la célébration de l'Eucharistie, et montrez-vous digne de servir la table du Seigneur et de l'Eglise".

 

Le célébration des institutions au lectorat et à l'acolytat (suggestion de déroulé) :

 

Temps d'accueil

Par le vicaire épiscopal : Les institutions au lectorat et à l'acolytat pour N. sont le moment d'engagement à vivre ces missions. Mais plus qu'un engagement, c'est un don que Dieu fait à son Eglise, une grâce se Celui qui est "venu pour servir et donner sa vie pour la multitude".

Par le diacre référent : Afin de présenter le candidat (et son épouse le cas échéant) à l'assemblée, à travers sa personnalité, ses engagements, sa famille ...

 

Bénédiction de l'aube

Par le vicaire épiscopal : Tu es béni, Seigneur, car tu accueilles avec bonté notre louange par ton Fils, médiateur de la nouvelle Alliance, et tu as choisi des hommes pour qu'ils soient dispensateurs de tes mystères.

Bénis cette aube destinée à servir à la célébration liturgique : enrichis-la de ta bénédiction pour que ton ministre la revête avec respect et s'attache à vivre saintement, pour la gloire de Dieu !

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

Revêtement de l'aube

Pendant le chant du gloire à Dieu, l'épouse (ou un membre de la famille ou un paroissien) remet l'aube à l'institué qui la revêt.

 

Institution au lectorat

Temps de la Parole

L'institué s'avance vers le vicaire épiscopal, devant l'autel. Le diacre référent remet l'Evangéliaire qui a été déposé sur l'autel lors de la procession d'entrée au vicaire épiscopal. Le vicaire épiscopal remet alors l'Evangéliaire à l'institué en disant :

N. par le ministère de lecteur, tu vas être amené à proclamer la Parole de Dieu dans la Liturgie. Cela te pousse à plusieurs responsabilités :

D'abord aie un profond respect pour cette Parole, car elle est là pour te faire découvrir qui est le Christ, elle doit nourrir ta prière quotidienne ; et rappelle-toi que la principale façon d'écouter le Christ, c'est par l'Ecriture Sainte.

N. reçois l'Evangile du Christ, que tu as la mission d'annoncer. Transmets aux autres ce dont tu vivras.

Etre lecteur n'est pas un privilège, encore moins un droit. C'est à un service que tu es institué pour donner le gout aux autres de la Parole de Dieu.

Seigneur, bénis notre frère N. dans ce ministère : qu'il se nourrisse de ta Parole, qu'il se laisse former par elle et l'annonce avec fidélité.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

R/ Amen

 

Puis l'institué au lectorat fait la première lecture en aube.

 

Institution à l'acolytat

Au moment de l'Offertoire

 

Le vicaire épiscopal se rend devant l'autel où le rejoint l'institué. Le vicaire épiscopal remet le calice et la coupe à l'institué en disant :

N. l'Eglise te confie un ministère spécial en vue de l'Eucharistie et du service d'autel : ce sera désormais une autre de tes responsabilités envers le peuple de Dieu.

Par le ministère de l'Acolytat, tu deviens officiellement animateur de la prière de la communauté en vue de l'offrande du Christ au Père en son Eucharistie.

Tu es appelé à aider à la construction de la vie communautaire dans la prière et dans l'offrande eucharistique.

Veille à ne jamais devenir un fonctionnaire du sacré, mais un témoin vivant de la rencontre de Dieu.

Seigneur, bénis ton serviteur N. dans ce ministère : qu'il grandisse dans la foi et la charité; qu'il sache animer la prière dans l'assemblée et qu'il soit fidèle à distribuer le Pain de Vie, pour que s'édifie l'Eglise.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

R/ Amen

 

 

 

 

L'autel

 

Au moment de l'accueil des dons, se trouve sur l'autel une croix, le missel et éventuellement le lectionnaire.


 

 

Accueil des dons

 

Le curé : Accueillons maintenant les dons qui vont être portés et présentés à l'autel, symboles de notre vie présentée à Dieu.

Recueillons-nous et associons-nous par la prière au service d'acolyte de N. pour la préparation de l'autel et l'offrande de nos vies.


Préparation de l'autel

 

Dans le chœur de l'église se trouve une petite table de service : la crédence.

On y aura placé tout ce dont on aura besoin durant la célébration eucharistique.

 

 

 

 

 

Le missel est déplacé latéralement, et le corporal est apporté, déplié et mis en place.


 

 

 

 

 

Mise en place de la patène avec la grande hostie et de la coupe avec les hosties.


 

 

 

 

Le calice avec le purificatoire, le pale et les burettes sont apportés à l'autel.


 

 

 

 

Le purificatoire et le pale sont déposés sur l'autel. Le calice et les burettes sont présentés au célébrant.


 

 

 

Le célébrant met le vin dans le calice puis y ajoute une goute d'eau avant de disposer le calice sur l'autel. Les burettes sont ramenées à la crédence.


 

 

 

Après la préparation des dons, l'acolyte se présente au célébrant avec l'aiguière, le bassin et le manuterge.

 

Après le lavement des mains, l'aiguière, le bassin et le manuterge sont ramenés à la crédence.


 

Après l'échange de la paix, si nécessaire, l'acolyte va au tabernacle.

 

A l'ouverture de la deuxième porte, en présence d'hosties consacrées, il fait une génuflexion.

 

Les ciboires sont sorties du tabernacle.

 

Les couvercles sont retirés avec les voiles. Les ciboires sont apportés à l'autel.

 


 

 

 

Communion

 

Le célébrant confie à l'acolyte un ciboire (ou la coupe) pour porter la communion à l'assemblée.


 

 

 

 

Pour la communion des malades et des personnes absentes, une custode contenant une hostie est préparée sur l'autel par l'acolyte.


 

Après la communion, l'acolyte procède à la purification de la patène à l'aide du purificatoire.

 

Puis, il procède au rangement du corporal en le repliant sur lui-même, et ramène les objets liturgiques sur la crédence.

Puis après avoir fini de boire le sang du Christ, l'acolytat purifie le calice au moyen de la burette d'eau et du purificatoire.

 

Après la purification du calice les objets liturgiques sont laissés sur la crédence



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RESURREXIT PORTAIL FOI CATHOLIQUE JEROME MUTIN